jeudi 9 octobre 2008

Vendredi 5 Septembre – Himeji

Quelques confirmations au fil des jours :
- Les japonais sont vraiment très compréhensifs, patients et serviables. Ce n’est pas dans Paris qu’une hôtesse d’accueil d’un bureau Air France sortirait de derrière son comptoir pour t’indiquer ton hôtel. Ici, c’est le cas.
- Un japonais pourra boire autant qu’il veut sans jamais se pisser dessus : on trouve des distributeurs de boissons non alcoolisées et des toilettes publiques très propres partout en ville, presque tous les 200 mètres.

Planning du jour : passage à Himeji pour la journée avant de descendre sur Takamatsu.
Retour à la gare d’Hiroshima, réservation pour Himeji, arrivée sur place. Tout se passe bien jusqu’à ce qu’on doive chercher un coin pour entreposer notre gros sac. On se renseigne, et on se tourne finalement vers les « coin lockers », consignes payantes ayant la même tête que les casiers de piscine, dont certaines semblent étroites mais suffisamment hautes. Coup de bol, le sac rentre sans trop de problème, et on peut même y caser nos sacs à dos. Il ne nous reste plus que la pochette en bandoulière avec quelques brochures, les sous et les papiers, ainsi que l’appareil photo. Enfin débarrassés, nous partons donc pour le château d’Himeji.

Sur le chemin, la boulangerie « Vie de France » nous tend les bras. Un lait chaud, deux croissants et un jus de pomme plus tard, nous reprenons la route. Ce frugal repas nous permettra de tenir les nombreux escaliers, les 500 mètres de chemin de ronde et de chambres accolées, ainsi que les 6 étages du château. Sur la route menant au château, une chouette rencontre, car V'là les Moomins !

Hem... bref, nous arrivons en vue du château. Vraiment splendide.

Les escaliers étant bien placés, nous avons pu grimper jusqu’en haut du donjon, malgré l’état un peu cotonneux de certaines jambes et le rapetissement général du dos qui va avec. L’intérieur propose une petite collection de lames et de documents d’époque, ainsi qu’un magnifique autel au dernier étage.

Après deux passages à la tente-brumisateur – comme une serre, mais pour les gens – nous décidons de passer outre la cour réservée au rituel de seppuku (trop d’escaliers sous une chaleur écrasante) pour terminer la balade du château et revenir doucement vers la gare.

Réservation pour le shinkansen jusqu’à Okayama, puis nous embarquons à bord de la ligne locale vers Takamatsu, le « Marine Liner ». Comme dans tous les trains, tous les sièges sont tournés dans le sens de circulation, jusqu’à ce que – oh surprise – un voyageur japonais faisant partie d’un groupe de quatre appuie sur une pédale au pied d’un des doublons de fauteuil et, magie ! Les fauteuils se retournent pour former un carré avec ceux de devant ! Concept, les sièges retournables !

Arrivée à Takamatsu, nous sommes vraiment en bord de mer, le plan touristique hors de la gare nous indique la voie à suivre pour notre hôtel. Sur le chemin, dans une galerie, une chatte fatiguée couve du regard deux chatons occupés à jouer dans tous les sens. Prise de renseignement auprès d’une hôtesse d’accueil d’un bureau JAL pour la direction de l’hôtel – qui sort donc du bureau pour nous l’indiquer – et nous y voici. Décidemment, je ne pensais pas avoir choisi tant d’hôtels grand luxe… Je ne pensais pas que les Tokyu Inn étaient chics à ce point…

Arrive le soir, nous sortons faire les galeries marchandes pour trouver un restau. Beaucoup de boutiques, mais peu de restaus compatibles avec nos goûts. Dîner difficilement trouvé, un peu bof. Takamatsu n’est pas terrible, vu comme ça…

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