Premier jour de visite.
Debout à 8h30, dehors à 9h, et c’est parti pour le château « aux carpes » d’Hiroshima. Son surnom est du aux nombreuses carpes en terre cuite qui ornent les toits du château.
Tout ayant été détruit par la bombe, les parties visitables sont neuves, bien que rebâties comme à l’origine. Une partie d’un bâtiment militaire et le donjon sont accessibles. Entre les deux, un pont et des douves. Remplies de tortues et de carpes, qui nagent. Et qui se massent près des passants qui s’approchent trop près du bord du pont, dans l’espoir de quelques miettes.
L’intérieur du donjon est bien rempli, avec des collections à chacun des 4 premiers étages : le rez-de-chaussée présente l’histoire du château, le 1e étage la vie et la culture autour du château, avec les répliques d’un pavillon de thé et de maisons de samouraï et de marchand, le 2nd propose une collection d’armes et armures d’époque, le 3e une exposition d’objets divers. Des escaliers mal agencés nous ont empêché de monter jusqu’à l’étage d’observation ; à bas le vertige.
Du château, nous passons devant le stade de baseball pour arriver au pied du Dôme de la Bombe A, seul bâtiment préservé en mémoire de l’horreur de l’explosion. Plus une seule vitre, le béton qui part en morceau, les poutres métalliques tordues et blanchies par la chaleur… Impressionnant.
Plus loin, dans l’alignement, divers mémoriaux dont celui des enfants, la structure officielle devant la Flamme de l’Amitié et enfin le musée mémorial pour la paix. Nous y voyons pléthore d’horreurs, ainsi qu’une carte représentant les actuels possesseurs de l’arme atomique – pour le coup, on n’est pas fiers d’être français… L’heure est avancée, et le creux à l’estomac ajouté au choc visuel gratifie Janek d’une bonne crise d’hypoglycémie, nous faisant forcer l’allure sur les dernières salles pour trouver un endroit où s’asseoir. Ça m’arrange, je n’étais pas forcément bien non plus.
Après une pause suite à cet éprouvant plombage de moral, on file déjeuner, repérant au passage une boutique de goodies manga dans l’avenue commerçante.
Le défi de l’après-midi : monter dans une ligne de train privée. Monter dedans n’est pas le plus compliquer, c’est surtout pour acheter le billet et ne pas se tromper de gare d’arrivée qu’il pourrait y avoir un problème. Mais le plan de la ligne est également écrit en romaji, le tarif est en chiffres européen, et j’avais déjà lu comment se servir de leur billetterie automatique. Tout d’abord, y insérer le montant correspondant au trajet, ensuite, appuyer sur le bouton correspondant à la station désirée… et hop, le billet sort !
Notre destination : le nord de la ville, vers la limite de la zone d’explosion, voir le seul bâtiment y ayant survécu en bon état, et pourtant il est en bois. Il s’agit du temple bouddhique Fudôin. En ce jour de semaine de début Septembre, il n’y avait personne, même pas un membre du personnel du temple pour tenir la boutique de porte-bonheurs ouverte à tous les vents. Comme quoi, la confiance règne un minimum dans le coin. Les structures et statues du temple sont encore en parfait état, et très belles à voir. Les deux statues de dieux gardiens dans les piliers de la porte ont tout juste perdu un peu de leur couleur.
Retour à l’hôtel pour une pause avant de ressortir pour quelques achats et un dîner de yakiniku, de la viande au grill, que nous préparons nous même sur une grille au milieu de la table. Le gras qui s’enflamme est impressionnant, mais les autres clients ne semblent pas s’en émouvoir. Le repas est excellent, par contre la viande a son tarif dans ce pays qui se nourrit surtout de poisson. Retour à l’hôtel, et repos jusqu’au lendemain.











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