jeudi 9 octobre 2008

Samedi 6 Septembre – La journée « perdue »

Réveil en douceur, presque une grasse mat’ pour notre horloge interne déboussolée. 8h. Mais comme on était réveillés une heure avant, ça fait grasse mat’. On se lève tranquillement en étudiant le plan de la ville. Vu qu’on ne peut pas franchement laisser le sac à l’hôtel, on file à la gare, en quête d’un casier suffisamment grand.
Ce n’est hélas pas le cas. Tant pis pour les jardins Tamamo et Ritsurin, le musée de cire Heike-Monogatari et l’écomusée Shikoku-mura. La flemme est en grande partie responsable de cette non-volonté de chercher plus, mais nous avons un vrai souci : le sac s’est pris un coup, soit à l’aller du Marine Liner soit dans le casier à Himeji, en tout cas l’une des roulettes n’est plus alignée, et le fond du sac ripe par terre, usant le tissu et nos bras à force de frottement.

Nous prenons donc nos billets pour Kyoto, et profitons d’un transfert pour prendre des boissons – quel bonheur ces distributeurs ! A l’arrivée, on galère un peu avec mes plans mais ce qu’on lit nous suffit : à pattes, c’est loin ! Direction la ligne de métro. Cette fois-ci, sur la borne, pas de nom de destination sur les boutons, juste le tarif à débiter sur ce qu’on a mis de pièces. Entrée comme sortie, aucun escalator. Je hais les gros sacs dans les escaliers…
Heureusement, l’hôtel Gimmond n’est pas loin de la sortie, comme indiqué sur le plan de quartier de la station. Encore un truc chic, mais moins luxueux que les précédents.

On remarque malgré tout les grosses différences avec les « nouvelles » villes : des temples et sanctuaires tous les 20 mètres, des habitations, ryokan ou restaus à l’architecture traditionnelle tous les 5 mètres. J’exagère, mais on se sent beaucoup plus dans le vieux Japon à Kyoto.

On descend histoire de déjeuner. La galerie marchande est sacrément longue et blindée de monde, mais bon, c’est samedi. On trouve un petit restau avec katsukari pour l’un et niku-udon pour l’autre. Dommage, j’aurais du préciser sans sauce quand on a commandé. Autant les nouilles à la viande sont délicieuses, autant le katsudon au ketchup est un vrai cauchemar.

On retourne dans la galerie, en tombant sur diverses boutiques, dont une rastafari où nous achetons deux bracelets, une autre que nous fuyons à cause d’un vendeur au regard trop intensif, une surtout où outre le rez-de-chaussée plein de mangas, on trouve un étage de BD et deux étages de DVD, tous porno. Et encore, nous ne sommes pas montés au dernier étage…

Bref, après avoir bien cavalé dans toutes les boutiques, on rentre à l’hôtel, d’où au final nous ne ressortons plus. Déjeuner vers 14-15h n’aide pas à avoir faim à 18h30-19h. Et comme la fatigue est là, on traîne jusqu’à ce que le sommeil nous prenne. Dernière découverte en fermant les rideaux. J’avais bien lu dans la notice de l’hôtel un truc bizarre parlant d’un « window wall ». Il y a effectivement un mur panneau coulissant qui cache la fenêtre. Cool pour la lumière.

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