jeudi 9 octobre 2008

Dimanche 14 Septembre – Hakone

Ca y est, le grand départ. Enfin, de Kyoto. Levés tôt, nous allons prendre un petit déjeuner dans un café dans lequel nous avons repéré des « french toasts », dans la galerie. Retour à l’hôtel, on prend les bagages et direction la gare.

On prend nos billets pour Odawara. Une fois sur place, nous cherchons où prendre des billets pour la ligne Tozan, direction Hakone Yumoto. Il y a déjà du monde… Heureusement, une hôtesse de gare pour touristes étrangers nous prend en charge et nous montre combien nous devons payer.

Dans le train, hésitation, fallait-il réserver, celui-ci semble express ? Apparemment non, mais il faut faire attention au siège choisi, histoire de ne pas tomber sur celui trempé de bière. Nous arrivons à Hakone Yumoto, et là, c’est le drame. Un monde de folie, c’est dimanche, et pas trop d’idée sur où trouver l’hôtel. Nous trouvons finalement un bureau d’information qui nous indique le lieu sur une carte, ainsi qu’un bus-navette qui y va. Le chauffeur du bus nous fait d’ailleurs tout un pataquès parce qu’il n’avait pas la place pour notre gros sac. Il accepte au final de nous faire monter, mais à contrecœur. Quand on voit la distance entre la gare et l’hôtel, on se dit qu’on aurait pu économiser 200 yens et y aller à pied. M’enfin, c’est fait.

L’hôtel en question, le Hakone Pax Yoshino, est particulièrement luxueux… Et la chambre de 10 tatamis est un vrai plaisir ! Même la salle de bain est à la japonaise.

Nous ressortons, laissant au passage la réception en émoi en demandant quelques infos : un seul membre du staff parlait anglais. Nous faisons le tour des boutiques pour trouver de quoi manger, en nous fixant au final pour des udon au curry, délicieux. Mais leurs baguettes sont un peu glissantes et nous avons un peu de mal à saisir les nouilles au début. Apparemment ça s’est vu car l’une des serveuse est carrément venue nous apporter des fourchettes. La honte…

Retour à l’hôtel, où nous tombons sur toute une rangée d’hôtesses en kimono qui nous salue à notre entrée. Wow…
On remonte quelques minutes avant d’aller voir comment ça se passe pour les bains, pas très motivés de base. Va expliquer qu’on onsen se trouve au 5e étage d’un immeuble. Pas mixte, évidemment. Tant pis, on prendra un grand bain chaud dans la baignoire.

19 heures, on frappe à la porte. L’une des femmes qui nous a accueillis en bas entre et nous installe le dîner. Une myriade de petits plats et un grill apparaissent sur la table. Nous la voyons installer sur le grill un… mollusque indéterminé – de l’ormeau, après renseignement – à la forme particulièrement suggestive. Comme dit Janek, après le coquillage chinois, le coquillage japonais…

Tout le repas est composé de poisson frais, de divers légumes et de quelques autres produits pas identifiables. L’hôtesse ajoute à ça une petite casserole de riz et ce que je suppose être de l’oden : un bouillon avec divers légumes et une sorte de tofu rouge. Après nous avoir donné les instructions de fin de repas, elle s’en va.
Nous voyons les pauvres trucs mous se tortiller sur les grills, faire des « proufs » nous rappelant les fameuses explosions de foufoune, puis mourir. Je regarde l’immense plateau de luxe pour deux que je vais devoir avaler toute seule.

Je lutte un peu mais goûte à tout, et ça passe assez bien.
Par contre, j’ai passé tant de temps qu’à peine levée pour boire afin de faire passer le tout l’hôtesse revient pour débarrasser et pousser la table pour la nuit. On la regarde faire en mangeant le dessert – depuis quand j’aime le melon, moi ? -, installés sur le balcon.

Quelques minutes plus tard, deux femmes viennent installer les futons. Technique impressionnante, très efficace. En 5 minutes, elles ont fini.

J’ai beau avoir beaucoup mangé, le goût qui me reste est trop écœurant, je fais un sort à un sachet de Mikado (non, pas des Pocky achetés sur place, des Mikado qui viennent de France). Ajoutez un Schtroumpf et le repas est complet. Entre temps, Janek a au moins pu manger du riz et quelques uns de nos sucreries.
Quelques minutes de jeu ou de lecture, on passe à la salle de bain où on profite à fond : savonnage « par terre » et grand bain très chaud qui déborde de la baignoire. Après s’est bien délassés, au dodo !

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