jeudi 9 octobre 2008

Jeudi 4 Septembre - Miyajima

Planning du jour, Miyajima, l’île au grand torii aux pieds dans l’eau.
Lever un peu plus difficile, mais prêts à partir en 30 minutes.
On sort de l’hôtel.. pour y retourner aussitôt. L’appareil photo était resté dans la chambre. Cette fois-ci, c’est bon.
Direction la station de tram la plus proche. Le temps de repérer sur un plan lequel va au bon endroit, on se rend compte qu’on a une solution gratuite : le train local passant par les gares de Miyajima et Hiroshima est un JR, pris par nos pass. Bon… Une demi-heure de marche de plus pour aller jusqu’à la gare d’Hiroshima et monter dans le train. On démarre… « Merde ! Ma pilule ! » Panique ! Mais heureusement, j’ai une « sécurité » de 12 heures. On verra en rentrant… Pfouh, moi et ma tête…

Arrivée à Miyajima-guchi, on file vers la plateforme de ferry, lui aussi couvert par nos pass.

Traversée rapide, l’île n’est pas bien loin, et nous pouvons prendre plusieurs photo du sanctuaire Itsukushima et de son grand torii depuis la mer.

On débarque, et nos premiers hôtes font leur apparition : une multitude de daims plus ou moins sauvages se baladent partout autour de nous.

On avance, repérant plusieurs boutiques vendant la spécialité du coin : des pâtisseries en forme de feuille d’érable fourrées à la pâte de haricot rouge ou divers autres parfums. Pas pris le temps de goûter, tant pis.

Nous grimpons jusqu’au Senjokaku, le sanctuaire Hokoku, aussi appelé Pavillon aux Mille Tatamis, une grande structure de bois qui n’a jamais été vraiment terminée. Il est encore aujourd’hui ouvert aux quatre vents et sans plafond pour cacher les poutres du toit. Tout à côté, une pagode à 5 étages se dresse entre les arbres.

Plus bas on trouve l’entrée du fameux sanctuaire sur pilotis Itsukushima.

A marée très haute, il semble flotter sur l’eau. Nous enchaînons les longs couloirs en bois vermillon, jusqu’à passer devant une très vieille scène de théâtre Noh, en bois noirci par le temps mais dont les couleurs du décor ont très peu terni.

On enchaîne avec le temple Daishôin, très bien à visiter malgré les trop nombreuses échoppes de porte-bonheurs et les préfabriqués de chantiers au dessus des bâtiments originaux. Les dizaines de statuettes du bouddha Amida et des divinités Fudô marquent bien l’esprit de l’endroit, de même que les quelques photos et l’autel au Dalaï-lama.

Moment geek de la journée : c’est encore l’été, il fait très chaud et les grillons sonnent à tue-tête. On s’approche du bruit, qui devient de plus en plus fort, de plus en plus strident, puis s’arrête decrescendo, comme un ventilateur s’éteint. « Wow… Les grillons ont fait une erreur système et ont dû faire un arrêt d’urgence. » Voilà… C’était la phrase du jour.

On redescend, à la recherche du départ du téléphérique pour le sommet du mont Misen. Après une marche sous le couvert des arbres, nous arrivons enfin à un restau/salon de thé qui vend de places, que nous achetons, et nous continuons jusqu’à la station. On grimpe dans l’une des cabines, direction le haut de la montagne.

Tellement haut que les jambes de Janek se transforment peu à peu en mousse. Et c’est encore pire lorsqu’on s’aperçoit une fois en haut qu’il n’y a pas de vraie protection pour empêcher les gens de tomber hors des chemins menant aux divers sites du sommet. Après une photo de la première plateforme d’observation et une tentative de 500m de chemin de montagne, crise de vertige, on rebrousse chemin. De toute façon, y avait même pas les singes. Aucun intérêt, franchement…

On redescend donc, et on regagne tranquillement l’embarcadère, en profitant d’une pause déjeuner – à 15h20 certes, mais quand même – où nous commandons deux katsukari, du katsudon – porc pané – avec riz au curry. Vraiment excellent ! Arrivés à la station de ferry, on patiente pour celui de la ligne JR en regardant ce qu’ils proposent dans la supérette de la station, notamment les parfums improbables de leurs mentos : fraise à la crème, banane, raisin, melon… Traversée du bras de mer, retour en train puis marche jusqu’à l’hôtel pour une pause avant d’aller dîner.
Ou pas…
Nous sommes tellement claqués qu’on s’endort sans manger à 18h pour Janek et 20h pour moi – Hotel Dusk, ça tient en haleine.

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