jeudi 9 octobre 2008

Vendredi 12 Septembre – Kanazawa

Non, pas le réveil… Trop tôt 7h… On a pris un rythme un peu décalé par rapport au début, à force… Mais il faut attraper le train tôt pour pouvoir passer du temps dans la vieille Kanazawa !
On prend le métro jusqu’à la gare de Kyoto, et nous hallucinons du père qui amène sa fille de 7 ans à la bouche du métro et la laisse faire le reste du chemin toute seule. Le nombre de petits qui prennent le métro seuls est impressionnant. Ca montre une sacrée confiance dans la sécurité publique, réellement efficace.
Encore qu’au final le premier train est « sold out », donc il faut prendre le suivant, ça nous permet d’aller prendre un petit dej’ avant de rejoindre le quai. Nous montons dans le train, je passe la première demi-heure à planifier la route de la journée et nous passons l’heure et demi suivante entre livre et DS.

Sur place, nous sortons par l’entrée « principale » de la gare avec sa porte style temple moderne et son grand dôme de verre, et nous filons directement par les petites rues vers l’un des vieux quartiers de la ville. Nous tombons sur de jolis coin, bien que les câbles à 2 mètres de haut fassent toujours tâche sur le paysage.

Nous arrivons enfin aux vieilles rues dont les murs des propriétés sont faits/décorés de terre séchée mêlée de foin, et nous atteignons le premier but de visite, la vieille pharmacie Nakaya, à présent le musée Shinise Kinenkan. Le guichetier a eu l’air surpris de m’entendre « si bien » parler japonais et nous a même demandé d’où nous venions.
Dans la pharmacie en elle-même, on retrouve la salle de commande et de consultation telle qu’à l’époque, ressemblant apparemment aux hospices de Baunes, et présente les différents outils et tenues utilisés. On trouve également une grande vitrine sur l’art local, l’emballage cadeau style Kanazawa. En effet, les nœuds travaillés des paquets cadeaux sont très variés et superbement colorés.

Poursuite de la visite de la ville, vers l’autre rive de la Saigawa au sud. Nous trouvons le lieu désiré, le temple Myoryu-ji, appelé aussi temple ninja à cause des nombreuses caches et trappes anti-intrus. Nous observons vaguement l’entrée, d’où nous pouvons voir quelqu’un (ou un mannequin) nous observe à travers un treillis de bois, on aurait cru un de ces fantômes japonais. Flippant…
Deux problèmes : nous n’avons pas réservé, hors il semble que ce soit nécessaire ; nous n’arrivons même pas à trouver le guichet d’entrée indiqué un peu plus loin. Nous faisons le tour du bâtiment sans autre succès que tomber sur un repas privé entre hommes dans une salle à manger en tatamis ornée d’une grande ombrelle et dont l’un des convives avait une tâche brune prenant tout le quart supérieur gauche de son visage, comme un chat.

Nous faisons donc machine arrière pour rejoindre le centre de la ville. Une longue marche nous amène enfin à l’entrée du superbe jardin Kenrokuen, qui mérite vraiment plusieurs photos. Au fond du jardin se trouve la villa Seisonkaku, où vivait la mère d’un des shoguns. Pour une fois, nous circulons librement dans l’ensemble des lieux, très raffinés, hormis quelques petites pièces privées. Nous pouvons également admirer quelques kimonos, textes et objets d’époque.

Nous ressortons du parc, croisant un héron sur le chemin, et nous nous dirigeons vers le château. Une petit partie en a été reconstruite mais la majorité est toujours en chantier. A voir les nouveaux bâtiments, la suite promet d’être très bien refaite, même si l’ensemble paraît quand même trop neuf. A visiter en entier lors d’un prochain voyage.

Nous remontons vers le vieux quartier de geisha tout au nord. Après quelques minutes de recherche et d’observation des canards mandarins dans la rivière Asanogawa, nous tombons sur les petites rues en question, bordées de boutiques de souvenir, de salons de thé et d’okiya – les maison de geisha. Aujourd’hui encore, je n’ai vu aucune de ces dames, mais ces petites rues toutes en bois sont déjà un superbe souvenir.

Retour tranquille à la gare de Kanazawa, fatigués après 5 heures de marche non-stop, arrivée à Kyoto avec une bosse pour Janek. Le portes japonaises, même celles des trains, sont décidément trop petites. Il faut dire que je fais office de taille moyenne, voire supérieure déjà, alors Janek dépasse forcément.
Dîner sur le pouce de chips et d’onigiri, on se prend la tête une bonne fois sur les comptes et au dodo.

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